FiveCo prend son envol en lançant sa marque
Le bureau d'ingénieurs vaudois annonce sa nouvelle signature, baptisée « Around Five ». Sa première création est une horloge de table qui mêle innovation et design.
Antoine Lorotte. Directeur général et cofondateur de bureau d'ingénieurs FiveCo. L'entreprise a été créée en 2002, et elle est basée au Mont-sur-Lausanne. Aujourd'hui, la société compte une dizaine d'ingénieurs.
Le bureau d'ingénieurs en recherche et développement FiveCo s'émancipe. Dans une optique de croissance, l'entreprise vaudoise annonce le lancement de sa nouvelle marque baptisée « Around Five », née d'un partenariat avec Pilotdesign et son fondateur Philippe Vallat.
Campagne sur Kickstarter
FiveCo, qui conçoit de manière générale des objets mêlant esthétisme, design et innovation à des groupes industriels, décide de lancer cette fois-ci ses créations. Et l'aventure commence avec un premier objet, une horloge de table pas comme les autres. Baptisée « A5-01 », cette horloge unique propose une lecture du temps différente, basée sur la course du soleil et son tracé en courbes qui apparaissent et disparaissent derrière l'horizon.
Pour cette entrée en matière, Antoine Lorotte, CEO et cofondateur de FiveCo, et Philippe Vallat se sont fixés comme consigne de proposer un prix le plus accessible possible pour un objet haut de gamme. « Le but était de mettre au point un produit Swiss Made que les personnes peuvent s'offrir, commente Antoine Lorotte. Nous sommes arrivés à un budget d'environ mille francs (ndlr : 1 210 francs) », confie l'ingénieur. « Par le passé, nous avions déjà créé deux marques (ndlr : Art of Secret et Mémoire du vin). Avec AroundFive, c'est bien plus qu'un simple exercice de style. Il s'agit au travers de cette marque originale et 100 % Swiss Made de rejeter tous les compromis et d'aller jusqu'au bout de l'expression d'une créativité. »
Le prototype de l'horloge présenté, FiveCo entre aujourd'hui dans la délicate phase de production. Pour cela, l'entreprise vaudoise a créé une campagne de financement participatif sur la plateforme Kickstarter, dont l'objectif est d'obtenir les fonds nécessaires à la production de la première série. La société s'est fixée comme but de récolter près de 90 000 dollars. L'idée étant d'avoir au minimum une centaine de commandes. En deçà, la production sera impossible. Le bilan après une semaine de campagne semble positif, puisque FiveCo en est pour l'heure à 40 % du montant visé.
Depuis sa création en 2002, FiveCo a développé une centaine de projets, dont près d'un tiers est aujourd'hui sur le marché. Certains de ses clients se nomment Nestlé, Alstom ou Maillefer. « Mais le nom de "FiveCo" n'apparaît jamais », précise Antoine Lorotte.
Palmarès de FiveCo
Le CEO reste discret sur les projets réalisés qui se trouvent désormais sur le marché. Cela dit, dans les merveilles que le bureau a conçues, on trouve par exemple le coffre à cigare pour Imperiali Industries. Cet objet renferme une somme de savoir-faire, d'innovation et de technologie tout à fait hors norme. Dans le palmarès de FiveCo, on peut aussi citer l'application X-Smart IQ pour l'endodontie, développée pour Dentsply Maillefer. Ou encore le gestionnaire de batterie pour Hyten qui a pu faire les 24 h du Mans en équipant un véhicule hybride de la marque Nissan.
À l'origine de FiveCo, on trouve un groupe d'ingénieurs issus de la formation microtechnique de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Leur premier projet en commun fut le système d'interaction du robot guide RoboX pour l'Exposition nationale suisse de 2002. C'est à la suite de cette première collaboration remarquée qu'Antoine Lorotte, Xavier Greppin, Gilles Froidevaux, Antoine Gardiol et Mathieu Meisser se sont lancés dans l'aventure entrepreneuriale.
Aujourd'hui, le bureau compte une dizaine d'ingénieurs. Un nombre restreint voulu par le directeur Antoine Lorotte pour pouvoir être au plus près des demandes de ses clients. « Personnellement, j'ai beaucoup de mal à travailler à distance. J'estime que nous avons besoin de voir le client, de lui expliquer les problèmes et toutes les questions administratives et logistiques. En tant que cabinet d'ingénieurs, nous avons ce rôle éducatif qui est d'expliquer les contraintes industrielles ou les contraintes technologiques. Et quand votre client est à l'autre bout de la planète, cela n'est pas évident. »