FiveCo mêle design et innovation
Ce dimanche, le cabinet d'ingénieur FiveCo fêtera ses quinze ans d'existence. Située à Le Mont-sur-Lausanne, la structure déploie toute son ingéniosité pour répondre à tous les défis technologiques qui lui sont soumis. Une aventure qui a débuté à Expo.02, et qui est loin de se terminer tant l'expertise de la société est demandée. L'entreprise cultive le mystère, qui fait désormais partie de son ADN. Entretien avec le fondateur Antoine Lorotte.
Quel regard portez-vous sur le parcours de FiveCo ? Indéniablement beaucoup de fierté. L'entreprise a démarré toute seule, sans investisseur. Et aujourd'hui, après 15 ans d'existence, FiveCo est pérenne et indépendante. C'est une entreprise qui a réussi à se faire une place dans un milieu assez difficile. D'autant plus que la plupart de nos projets sont confidentiels, donc impossible pour nous de communiquer dessus.
Vous avez travaillé sur de nombreux projets hétéroclites. De quelles innovations êtes-vous le plus fier ? Il y en a plusieurs. Je pourrai citer le coffre à cigare conçu pour Imperiali Industries. Cet objet renferme une somme de savoir-faire, d'innovation et de technologie tout à fait hors norme. Le coffre est indépendant, il génère sa propre humidité et contrôle le climat dans lequel les cigares sont stockés. Mais aussi l'application X-Smart IQ pour l'endodontie, développée pour Dentsply Maillefer. Ou encore le gestionnaire de batterie pour Hyten SA qui a pu faire les 24h du Mans en équipant un véhicule hybride de la marque Nissan.
En somme, c'est justement cette diversité de projets dont je suis le plus fier. Réussir à toucher plusieurs secteurs est un bel exploit.
Combien de temps prend en moyenne la mise en place d'un projet ? Cela dépend de plusieurs facteurs. Les plus petits projets durent 3 mois. Alors que les plus importants peuvent aller jusqu'à quatre ans.
L'innovation technologique va-t-elle forcément de pair avec le design ? Tout à fait. Nous sommes obligés aujourd'hui d'innover avec du design. Même un produit très industriel doit avoir un bel aspect, doit être agréable à utiliser. En tant que cabinet d'ingénieur, nous devons penser l'innovation avec du design. Il y a plusieurs raisons objectives et subjectives à cela. Notamment le fait que notre client a envie de travailler avec un outil agréable à manier, au toucher et à la vue. De plus, on s'est rendu compte que de rendre esthétique un objet ne coûtait pas forcément plus cher que si on le vendait à l'état brut, tout droit sorti de l'usine.
Sur quel projet travaillez-vous actuellement ? Nous travaillons sur des projets pour l'horlogerie, pour l'industrie du luxe et sur un gros projet industriel. Nous sommes en collaboration avec un groupe français. Mais pour des raisons de confidentialités, je ne peux vous en dire plus. Ce sont des projets stratégiques et extrêmement confidentiels.
Est-ce que vous envisagez d'exporter le modèle FiveCo à l'international dans les prochaines années ? Par le passé, nous avons fait des projets avec des sociétés géographiquement lointaines de FiveCo. Personnellement, j'ai beaucoup de mal à travailler à distance. J'estime que nous avons besoin de voir le client, de lui expliquer les problèmes et toutes les questions administratives et logistiques. En tant que cabinet d'ingénieurs, nous avons ce rôle éducatif qui est d'expliquer les contraintes industrielles ou les contraintes technologiques. Et quand votre client est à l'autre bout de la planète, cela n'est pas évident. Ou alors il faudrait créer des filiales de FiveCo. Peut-être que d'ici là, dans notre optique d'agrandissement, d'autres personnes y arriveront à ma place.